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[ Catégorisation ]

Chaque minute rattachée au bon client

Mesurer son temps ne sert à rien si l'on ne sait pas à qui l'imputer. C'est la différence entre un outil de productivité, qui te dit que tu as passé six heures « à travailler », et un outil de facturation, qui te dit que trois de ces heures étaient pour le client B.

Trois niveaux, une seule logique

Vijile organise le temps sur trois axes qui se combinent :

  • La catégorie — la nature de l'activité : développement, design, communication, administratif, réunion. C'est ce qui répond à « qu'est-ce que je fais de mes journées ? ».
  • Le client — à qui ce temps est imputable. C'est ce qui répond à « qu'est-ce que je facture ? ».
  • Le projet — le chantier précis, rattaché ou non à un client. C'est ce qui répond à « ce projet m'a coûté combien ? ».

Un projet peut exister sans client. C'est volontaire : le produit que tu développes pour toi mérite d'être mesuré même si personne ne te le paie, et c'est souvent là que l'écart entre le temps estimé et le temps réel est le plus instructif.

Le moteur de règles

La catégorisation ne repose pas sur de l'IA mais sur des règles que tu poses une fois. Quatre types de correspondance sont disponibles :

  • Par application — tout ce qui se passe dans un programme donné. « Figma, c'est du design. »
  • Par titre de page dans le navigateur — pour distinguer ce qui se passe dans les onglets, qui relèvent pourtant tous de la même application.
  • Par mot-clé dans le titre de fenêtre — le plus puissant des quatre. Si tes dépôts, tes documents et tes maquettes contiennent le nom du projet, une seule règle suffit à capter tout ce qui le concerne, quel que soit le logiciel.
  • Par liste noire — pour exclure totalement du suivi ce qui n'a pas à y figurer.

Chaque règle porte une priorité. C'est ce qui permet d'empiler une règle large et une règle fine sans qu'elles se contredisent : « tout l'éditeur de code est du développement » en règle générale, « sauf si le titre contient refonte-api, auquel cas c'est le client B » en règle prioritaire.

Un exemple qui ressemble à une vraie journée

Admettons trois clients et un projet personnel. Une configuration réaliste tient en une poignée de règles :

  • Mot-clé alpha dans le titre → client A, projet Plateforme SaaS.
  • Mot-clé refonte-api dans le titre → client B, projet Refonte API.
  • Application Figma → catégorie Design.
  • Application Slack → catégorie Communication.
  • Titre navigateur contenant docs ou stackoverflow → catégorie Développement.
  • Titre navigateur contenant un réseau social → catégorie Divertissement, marquée comme distraction.

À partir de là, la répartition de la journée se fait seule. Tu n'interviens plus que lorsqu'un titre inhabituel n'est rattaché à rien — et corriger ce cas revient à créer la règle qui l'évitera à l'avenir.

Ce que ça donne en fin de semaine

Le total par client, projet et catégorie est calculé en continu. Concrètement, la facturation cesse d'être un exercice de mémoire : tu lis un chiffre au lieu de reconstituer cinq jours.

L'effet le plus utile n'est d'ailleurs pas sur les heures facturées, mais sur celles qui ne le sont pas. Le temps administratif, les allers-retours de devis, la maintenance « rapide » qu'on ne compte jamais : une fois mesurés, ils deviennent une donnée négociable plutôt qu'une perte invisible.

La limite honnête de l'approche par règles

Des règles ne devinent rien. Si tu ouvres un document nommé notes.txt pour prendre des notes sur un client, aucune règle ne peut le rattacher toute seule. Un outil à base d'IA côté serveur, comme Rize, s'en sortirait mieux sur ces cas ambigus.

C'est un compromis assumé : la contrepartie des règles locales, c'est qu'aucune donnée ne part sur un serveur pour être analysée. Dans la pratique, le travail d'un freelance est très répétitif — les mêmes outils, les mêmes clients, les mêmes conventions de nommage — et une dizaine de règles couvre l'essentiel des journées. Le raisonnement complet est sur la page données locales.

[ Questions ]

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour configurer ses règles ?

+

Une quinzaine de minutes au départ, puis quelques corrections ponctuelles les premiers jours. En pratique un freelance travaille sur trois à cinq clients avec les mêmes outils, ce qui représente une dizaine de règles utiles. Vijile fournit par ailleurs un jeu de règles système pour les applications courantes, donc tu ne pars pas d'une page blanche.

Que se passe-t-il si deux règles correspondent à la même fenêtre ?

+

Chaque règle porte une priorité. Celle de priorité la plus élevée l'emporte, ce qui permet de poser une règle générale — tout ce qui passe dans l'éditeur est du développement — puis une règle plus spécifique qui la surclasse quand le titre contient le nom d'un projet précis.

Comment sont gérés les onglets du navigateur ?

+

Un type de règle est dédié au navigateur et travaille sur le titre de la page, ce qui permet de distinguer la documentation technique d'un réseau social alors qu'il s'agit de la même application. C'est indispensable, sans quoi tout le temps passé dans Chrome finirait dans une seule catégorie sans intérêt.

Et le temps que je ne veux pas voir apparaître du tout ?

+

Un type de règle liste noire exclut totalement une application ou un titre du suivi. Rien n'est enregistré pour ces fenêtres, ce qui est utile pour tout ce qui relève de la vie privée sur une machine partagée entre usage pro et perso.

Puis-je suivre un projet personnel, sans client ?

+

Oui. Un projet peut exister sans client rattaché. C'est le cas typique du produit que tu développes pour toi : tu veux savoir combien d'heures il t'a réellement coûté, même si personne ne te les facture.

Beta en cours

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